La mobilité douce

Août 30, 2022

Accueil $ Actualités $ La mobilité douce

Si les modes de transports ont fortement évolué ces dernières années, la voiture reste la solution privilégiée des français. En effet, pour des distances inférieures à 5km, la voiture représente encore plus de 40% des déplacements domicile travail.

En moyenne, les français passent 1h02 à se déplacer, soit 6 minutes de plus qu’il y a 10 ans. Bien évidemment, le choix du mode de transport dépend fortement du lieu d’habitation. Car si les modes de transports doux sont plus répandus en ville, ils restent moins facilement envisagés en zones rurales, où la voiture représente encore 4 déplacements sur 5.

La mobilité douce, une alternative à la voiture

Qu’est-ce que la mobilité douce ?

Le terme « mobilité douce » est apparu dans les années 2000 et désigne les moyens de déplacement « actifs », n’utilisant que la force musculaire pour se déplacer : vélo, marche, trottinette…

Ce type de mobilité est une alternative aux moyens de transport classiques en agglomération, qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre et génèrent de nombreuses nuisances.

 

Pourquoi développer la mobilité durable ?

La France est le premier pays d’Europe de l’utilisation de véhicules personnels pour le trajet domicile/travail. La circulation routière est composée à 92% de véhicules légers et véhicules utilitaires et elle progresse chaque année de 1.5% selon le bilan annuel des transports en 2019.

Or, réduire les émissions de CO2 est devenu un enjeu important et pour cela, il est nécessaire de limiter drastiquement l’utilisation de la voiture individuelle. En effet, à titre de comparaison, pour 10km parcourus, la voiture émet presque 2kg de CO2 par personne alors que le vélo électrique n’en émet que 0.02 🌿

Sans impact négatif pour l’environnement, la mobilité douce contribue à l’amélioration de la qualité de vie en réduisant les nuisances sonores et la pollution de l’air. En milieu urbain, la mobilité douce permet aussi de gagner du temps en évitant les embouteillages.

Autre avantage de la mobilité douce : la diminution de la sédentarité et l’amélioration de la santé physique. Selon l’OMS, la sédentarité est un problème de santé publique majeur, surtout chez les enfants et adolescents. Pour atteindre les objectifs minimums préconisés, il faudrait pratiquer la marche à pied pendant au moins 30 minutes par jour.

Les solutions de mobilités douces se développent depuis un moment en agglomération : grâce à l’aménagement de la voirie et aux différentes offres de vélo en libre-service, comme le Vélov’, la pratique urbaine du vélo pour les trajets quotidiens progresse dans les centres-villes, où 60% des déplacements font moins de 5km.

Alors, prêt(e) à pédaler ? 🚴

Grace à son aspect chaleureux et esthétique, le poêle à bois à le vent en poupe. Avec l’envolée des prix du gaz et de l’électricité, le chauffage au bois séduit de plus en plus de foyers : près de 7 millions ont déjà adopté ce mode de chauffage.  

Cependant, pour profiter au maximum de ses capacités, certains points ne sont pas à négliger.

Quel type d’appareil pour se chauffer au bois ?

Les appareils de chauffage au bois sont nombreux et n’offrent pas le même rendement :

  • Cheminée à foyer ouvert : bien que son aspect authentique et convivial soit très attrayant, son efficacité reste très limitée. En effet, son rendement ne dépasse rarement 10%, c’est-à-dire que 90% de l’énergie fournie par la combustion du bois est perdue.
  • Cheminée à foyer fermé ou insert : très utilisé pour conserver le charme d’une vieille cheminée, son rendement varie de 70% à 85% pour les modèles les plus récents.
  • Poêle à granulés/bûche : facile d’emploi et performant, cette nouvelle génération d’appareils offre un excellent rendement, d’autant plus s’ils sont associés à une bonne isolation. Ce rendement varie de 60% à 90% en fonction du type de combustibles utilisés. Les poêles à bûches ont un rendement maximal à régime normal (75 à 90 %), plus faible à allure réduite. Les poêles à granulés ont un meilleur rendement (supérieur à 85%).
  • La chaudière au bois : son coût est plus élevé mais c’est un investissement fortement recommandé si le logement comporte une grande surface à chauffer. Son rendement peut facilement atteindre 95% en fonction du type de combustible.

Quel type de combustible ?

Le bois de chauffage (ou bûche) :
Le bois bûche est issu de la fragmentation de troncs ou branches en quartiers. En France, 30% du territoire est couvert par des forêts, ce qui permet fournir une grande partie de la demande en bois de chauffage. Les labels PEFCFSC ou encore Bois Français témoignent de la bonne gestion de l’exploitation des parcelles.

photo de bois coupé en bûches, utilisé pour le chauffage
Photo de granulés de bois, utilisés pour le chauffage

Les granulés :
Egalement appelés pellets, les granulés sont issus de sciures et copeaux recyclés, comprimés, sous haute pression, en bâtonnets de quelques millimètres. Grâce à leur composition et leur faible taux d’humidité, ils sont très performants. Pour s’assurer de leur qualité, il existe à ce jour 3 certifications : DIN Plus, EN Plus et NF biocombustibles solides – granulés. Pour obtenir ces certifications, il faut respecter un cahier des charges très strict, et la plupart des appareils exigent l’utilisation des granulés certifiés.

A quel prix ?

Si historiquement le chauffage au bois est considéré comme un des moyens de chauffage les plus économiques, la tendance s’inverse, notamment à cause du COVID.  Comme de nombreuses autres produits, la hausse du prix est liée à la hausse du prix des ressources nécessaires à leur fabrication (électricité, eau, transport…). En parallèle, la demande a fortement augmenté et les producteurs ont dû aller se fournir sur le marché international, tout aussi perturbé. Avec l’arrivée de l’hiver, et pour que tout le monde puisse se chauffer, il fallait du granulé, qu’importe le prix.
Le moins cher reste de faire son bois soi-même ou d’en acheter en circuit très court.

Évolution du coût des énergies en centimes d’euros TTC/kWh PCI
Évolution du coût des énergies en centimes d’euros TTC/kWh PCI
(Source : https://www.propellet.fr)

Quelques conseils pour un rendement optimal : 

  • Le bois doit être sec
  • Utiliser de préférence des bûches fendues ;
  • Ne pas bruler des bois traités (LES vieux meubles, agglomérés, ou bois récupérés sur des chantiers dégagent des polluants très nocifs et encrassent l’appareil)
  • Rentrer le bois à brûler 48h à l’avance
  • Régler le tirage
  • Ne pas surcharger l’appareil
  • Les cendres doivent être vidées régulièrement
  • L’appareil doit être entretenu et le conduit doit être ramoné une fois par an par un professionnel

 

Pour conclure : 

Le chauffage au bois est donc une bonne solution de chauffage en complément d’un chauffage classique. Idéal pour chauffer une pièce de vie comme le salon, l’efficacité du poêle (à bois ou granulés), se fait plus limitée lorsqu’il s’agit de chauffer entièrement une grande maison.  Pour les surfaces de plus de 100m2, il peut être intéressant de se tourner sur l’achat d’une chaudière à bois.

Dans tous les cas, pour profiter de manière optimale des avantages du poêle, il est important de bien faire correspondre la puissance de l’appareil et la surface à chauffer ainsi que de veiller à l’écart de température entre les différentes pièces de l’habitation : un trop grand écart entraine inconfort et surconsommation, puisque l’on va vouloir augmenter le thermostat dans les autres pièces pour avoir une température homogène.

Bon à savoir !

Pour les ménages utilisant le bois comme mode de chauffage principal et dont le revenu fiscal de référence annuel par unité de consommation (RFR/UC) est inférieur à 27 500€, un chèque énergie variant de 50€ à 200€ pourra être attribué. Plus d’info => https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A16199.